Par Richard Michel |
Paru le 07/02/2017 |

À Arles, Rémy Brossel, médecin oncologue médical et physicien, travaille sur une nouvelle méthode pour s’attaquer au cancer. Il s’appuie sur les travaux publiés par une équipe californienne en 2005 (M Paszek et col.) qui a démontré que, in vitro, l’augmentation de la pression sur un tissu sain le rendait cancéreux, … et vice-versa ! Depuis cette découverte, un nouveau mouvement est né au sein de la communauté scientifique internationale, la ‘Physical Oncology’ ou Oncologie physique. Aux États-Unis, le MIT, Harvard ou Stanford et d’autres universités prestigieuses ont missionné des équipes pour explorer cette nouvelle piste du traitement du cancer par des signaux mécaniques (et non pas biologiques). À Singapour, un important laboratoire financé par des groupes privés et rassemblant des dizaines de spécialistes travaille également sur le sujet. « En Europe, de plus en plus de scientifiques s’intéressent à cette nouvelle voie mais il n’y a pas encore de liens entre nous. Nous en sommes encore à porter la bonne parole auprès des cancérologues, … et des investisseurs, qui sont si frileux …», explique le fondateur de Cell Constraint & Cancer. Cette nouvelle voie implique également le rapprochement de deux mondes qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble : la biologie et la physique.