Le dispositif Fet-Open de la Commission Européenne finance des projets de recherche d’innovation de rupture, capables de changer le monde. Il ne nous en fallait pas moins, nous avons donc soumis aujourd’hui un dossier de candidature au sein du consortium NanoStress, en vue d’obtenir la Preuve d’Efficacité de notre technologie, c’est-à-dire de prouver l’action d’un champ de contrainte sur du cancer de pancréas humain greffé dans le pancréas de souris. Nous poursuivons deux objectifs parallèles. A minima, réduire de façon significative le volume des tumeurs, pour, chez l’être humain, les rendre opérables – ceci concernerait 30% des malades aujourd’hui incurables. Au mieux, nous arrivons à rétablir le tissu cancéreux dans une architecture normale, transformant des tumeurs malignes en tumeurs bénignes.
NanoStress se compose des entités suivantes :
  • L’INSERM est Principal Investigateur. L’équipe du Pr. Alain Couvineau sera chargée d’effectuer les expérimentations animales au sein de leur unité du CRI de l’hôpital Bichat, à Paris (France), qui mèneront, on l’espère, à la Preuve de Concept de notre technologie.
  • CC&C sera en charge de deux aspects importants: la mise en place du générateur à gradient de champ qui imprimera sur les souris un puissant gradient de champ magnétique, de l’ordre de 50T/m; et la communication autour des résultats à chaque étape du process. Par ailleurs, le Dr Rémy Brossel, notre CSO, participera à l’exploitation de tous les résultats et à la rédaction des articles subséquents.
  • L’AP-HP (France), en la personne du Pr Anne Couvelard et son équipe, sera en charge de l’histologie des tumeurs à l’issue du traitement, en lien avec le laboratoire du CRI.
  • L’Université de Mons (Belgique), représentée par le Pr Sophie Laurent et son équipe, fabriquera et testera les nanoparticules vectorisées qui iront se fixer autour de la tumeur et transformer l’énergie magnétique apportée par le gradient de champ magnétique en pression mécanique.
  • L’Université de Patras (Grèce), est représentée par le Pr Sophia Antisimiaris et son équipe. Elle ouvrira une nouvelle piste: amener les nanoparticules autour de la tumeur dans des liposomes, c’est-à-dire des petits sacs de graisse de taille microscopique, et non plus simplement par intraveineuse. L’enjeu est d’amener la plus grande quantité de fer possible, et qu’elle y reste le plus longtemps possible.
  • INSERM-Transfert (France), en la personne de Delphine Smagghe, assurera la gestion de projet et la coordination avec la Commission Européenne.

Nos travaux se dérouleront sur deux ans.

Le calendrier est le suivant: première réponse d’ici trois à cinq mois; si la réponse est positive, contractualisation durant l’automne 2018, et début des travaux en janvier-février 2019.